Declaration SATEF

Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Education et de la Formation
SATEF
Section Régionale de Béjaïa

Déclaration

Tandis-que le rythme pervers par lequel des « réformes » sont menées poussent les éducateurs à « remettre le tablier », les élèves sont traités de sorte à haïr la notion d’emploi du temps et à s’éclipser naufrageusement s’ils ne parviennent à se conformer obsessionnellement à des couleurs de voierie qui seules semblent donner sens à leur tablier, à défaut de burqa pour nos fillettes. L’école publique algérienne, fruit d’une prodigieuse révolution sociale, démocratique et d’une âpre guerre de libération va mal. Elle a terriblement mal de la banalisation de son orientation, de sa « délocalisation » politique à la périphérie des politiques publiques et de la rétrogradation symbolique, continue, de son image de marque à l’avantage crapuleux des tenants facétieusement antinomiques d’un moyen-âge colonisable et d’une mondialisation asservissante et dévorante. Elle a mal pour son identité, son projet, sa dignité et des coups de boutoirs qu’on l’oblige à encaisser.
Les syndicalistes des secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle se rendent bien compte que :

- La solidarité la plus agissante entre les syndicalistes, les personnels et les corps de ces deux secteurs, tous intérêts pédagogiques, sociaux et professionnels bien compris , est plus que de mise ;

- La défense réelle de l’école publique et du centre de formation algériens exige impérativement l’animation de la résistance à leur dévoiement sur les plans pédagogique, psychologique, de l’orientation, des programmes, des contenus, de l’organisation, et sur tout autre plan qui y a trait. Le travail et le partage publics de réflexion qui légitiment davantage socialement le syndicalisme peut réduire la marge des parasitaires de l’action syndicale et de ceux qui s’arrogent indument le monopole et le privilège humain de réfléchir et de s’exprimer. C’est le vivier des questions sur lesquelles le ministère ne pourra se défausser sur un autre ministère ou sur le gouvernement.

- La foultitude des questions au sujet desquelles le ministère de tutelle se réfugie derrière la compétence gouvernementale ou leur nature politique met en évidence que l’activité syndicale est elle-même nécessairement politique. De là, découle que l’action et la réflexion conjuguées, entre syndicalistes et élus dignes de leur position, entre appareils syndicaux et partis politiques, doivent gagner en consistance, en fréquence et être toujours plus en phase avec la réalité des luttes pour une éducation et une formation publiques de qualité pour toutes et tous.

- Le partenaire social, auteur premier de la « trêve sociale » unilatérale, doit pouvoir être tenu seul responsable de la stratégie qu’il compte déployer face à ce qu’on qualifie de tripartite. Seuls des nigauds opportunistes, auteurs de la ridicule trêve « socio-életorale », peuvent se permettre la vilénie de lui offrir l’occasion d’essuyer son échec certain sur le dos des syndicalistes véritables. Les questions inter-syndicales doivent favoriser une meilleure décantation entre les tenants d’une école publique de qualité pour toutes et tous, fière de son idéal républicain, social et démocratique d’une part, et les coursiers de la mondialisation et de la néo-féodalisation.

Sur ce constat, le SATEF-Béjaïa soutient toutes les revendications des personnels de l’éducation et de la formation, qu’elles soient sociales, professionnelles ou catégorielles, induites ou non des statuts général et particuliers.

Le SATEF-Béjaïa renouvelle naturellement son soutien à l’Intersyndicale de la fonction publique.

Le SATEF-Béjaïa réitère tout aussi naturellement son soutien à l’Intersyndicale de l’enseignement (nationale et wilayale) qu’il invite à élargir notablement sa vision au champ éducatif et à prendre en compte les préoccupations des personnels moins puissants tel que celui des adjoints d’éducation.

Le SATEF-Béjaïa exhorte les élus de la wilaya à relancer la concertation mixte (élus-syndicalistes) entamée en 2006 sur l’éducation, la formation et la scolarité.

Le SATEF-Béjaïa continue d’œuvrer pour un nouveau projet syndical en continuité des résolutions du troisième Congrès et en prévision du quatrième dont le signal de départ des préparatifs doit nécessairement être lancé incessamment à partir du siège national sis au boulevard HOUARI Boumediene de Tizi Ouzou.


Béjaïa, le 29 Septembre 2009
LeCoordinateur Hocine BOUMEDJANE


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